Lorsque les sorties se font plus rares et que les premières nuits froides approchent, beaucoup de camping-cars rejoignent leur emplacement pour plusieurs mois. Mais stationner son véhicule, couper le contact et fermer la porte ne suffit pas. Un camping-car mal préparé peut ressortir de l’hiver avec une batterie à plat, des odeurs tenaces, des moisissures ou, beaucoup plus embêtant, une canalisation endommagée par le gel.
L’hivernage d’un camping-car sert avant tout à le protéger contre trois ennemis : le gel, l’humidité et la décharge des batteries. Une préparation sérieuse demande un peu de temps, mais elle évite souvent des réparations coûteuses au retour des beaux jours.
Voici donc notre méthode complète pour hiverner un camping-car, depuis le choix du lieu de stockage jusqu’à la remise en route au printemps.
Un bon hivernage ne consiste pas seulement à protéger le véhicule le jour où on le stationne. Il faut également le surveiller pendant l’hiver.
Qu’est-ce que l’hivernage d’un camping-car ?
L’hivernage désigne l’ensemble des opérations réalisées avant une immobilisation prolongée du véhicule pendant la saison froide. Il ne faut pas le confondre avec un simple stationnement de quelques jours.
Pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, le camping-car ne roule plus. Ses batteries ne profitent plus des phases de recharge habituelles, l’humidité s’installe plus facilement dans la cellule et l’eau restée dans les canalisations peut geler.
La préparation concerne donc plusieurs parties du véhicule :
- le circuit d’eau ;
- les batteries ;
- l’installation de gaz ;
- les pneus et le porteur ;
- l’intérieur de la cellule ;
- la carrosserie et les joints ;
- la ventilation ;
- la sécurité et l’assurance.
Les mêmes principes s’appliquent globalement à l’hivernage d’un fourgon aménagé ou d’un van. Les équipements étant différents d’un modèle à l’autre, le manuel du constructeur reste cependant prioritaire, notamment pour le chauffe-eau, le chauffage, les batteries et les vannes de vidange.
Quand faut-il hiverner son camping-car ?
Il n’existe pas de date valable pour toute la France. À Lille, Clermont-Ferrand ou Grenoble, les premières gelées n’arrivent évidemment pas au même moment qu’à Marseille ou Perpignan.
La bonne méthode consiste à préparer le véhicule après le dernier grand voyage de la saison et avant les premières températures négatives. En pratique, la période comprise entre la fin du mois de septembre et le début du mois de novembre convient à de nombreux propriétaires.
Inutile, toutefois, d’attendre qu’une vague de froid soit annoncée. La vidange du circuit d’eau se réalise plus facilement tranquillement, par temps doux, qu’en urgence la veille d’une gelée.
Si le camping-car continue de rouler pendant l’hiver, on ne parle plus réellement d’hivernage. Il faudra alors conserver les installations en service tout en les protégeant du froid. Avant un départ vers la montagne, pensez également à vérifier la réglementation et à consulter notre guide consacré aux chaînes à neige pour camping-car.
Où stocker son camping-car pendant l’hiver ?
Le choix de l’emplacement influence directement le niveau de préparation nécessaire. Un camping-car placé dans un garage fermé et hors gel ne subit pas les mêmes contraintes qu’un véhicule stationné plusieurs mois sur un parking extérieur.
Dans un garage fermé
C’est, sur le papier, la meilleure solution. Le véhicule reste protégé de la pluie, de la neige, du vent, des feuilles et des rayons ultraviolets.
Il faut tout de même vérifier que le garage reste suffisamment ventilé. Un local fermé mais humide peut favoriser la condensation et les moisissures. La vidange du circuit d’eau reste également recommandée, sauf indication contraire du constructeur.
Sous un hangar ou un carport
Un abri protège le toit et une partie de la carrosserie tout en laissant circuler l’air. C’est souvent un excellent compromis. Les côtés du véhicule restent néanmoins exposés au vent, aux projections d’eau et aux variations de température.
Si le hangar est partagé, renseignez-vous sur les règles concernant les bouteilles de gaz, l’accès au véhicule et le branchement électrique.
À l’extérieur
Peut-on laisser un camping-car dehors tout l’hiver ? Oui, à condition de le préparer sérieusement.
Il faut choisir un sol stable, éviter si possible les arbres résineux et les zones où l’eau stagne, puis inspecter régulièrement le toit, les joints et les évacuations. Le vent représente aussi un risque : une branche, un objet déplacé ou une housse mal fixée peut rapidement abîmer la carrosserie.
Chez un professionnel du gardiennage
Le gardiennage permet de louer une place extérieure, couverte ou située dans un bâtiment fermé. Les prix constatés varient fortement selon la région, le gabarit du véhicule, la durée d’engagement, le niveau de sécurité et les services proposés. Il faut généralement compter de quelques dizaines d’euros à plus de 100 euros par mois.
Avant de signer, vérifiez :
- les horaires et conditions d’accès ;
- la présence d’une vidéosurveillance ou d’un gardien ;
- la protection contre les intempéries ;
- la possibilité de brancher le véhicule ;
- les règles concernant les bouteilles de gaz ;
- l’identité de l’assureur du site ;
- les responsabilités prévues en cas de vol, d’incendie ou de dégradation.
Demandez toujours un contrat écrit. Une promesse orale ne remplacera jamais un document précisant les obligations de chacun.
Où hiverner son camping-car ?
La meilleure solution dépend du climat, de la place disponible, du niveau de sécurité recherché et du budget.
| Solution | Protection | Budget | Accès | Point de vigilance |
|---|---|---|---|---|
| Garage fermé | Excellente | Généralement facile | Vérifier la ventilation, l’humidité et la hauteur disponible. | |
| Hangar ou carport | Très bonne | Variable selon le site | Le véhicule reste exposé au vent, au froid et aux projections latérales. | |
| Extérieur à domicile | Limitée | Très facile | Surveiller le gel, le vent, les UV, les infiltrations et la sécurité. | |
| Gardiennage extérieur | Moyenne | Souvent réglementé | Contrôler les garanties, la surveillance et les conditions d’accès. | |
| Box ou gardiennage couvert | Excellente | Selon le contrat | Vérifier l’assurance, l’aération, le branchement électrique et le stockage du gaz. |
Lecture du budget : € correspond à la solution la plus économique et €€€ à la plus coûteuse. Les tarifs réels varient selon la région, le gabarit du véhicule et les services proposés.
La checklist complète pour hiverner son camping-car
L’ordre des opérations a son importance. Mieux vaut commencer par vider et nettoyer le véhicule avant de s’occuper des circuits techniques et des protections extérieures.
1. Vider et nettoyer soigneusement l’intérieur
Commencez par retirer la nourriture, les boissons et les produits sensibles au froid. Même un paquet correctement fermé peut attirer des rongeurs ou des insectes.
Passez ensuite en revue tous les rangements. On oublie facilement une bouteille dans un coffre, un produit ménager sous l’évier ou quelques provisions au fond d’un placard.
Nettoyez les surfaces et aspirez soigneusement :
- le sol ;
- les banquettes ;
- les coffres ;
- les placards ;
- les grilles de ventilation accessibles ;
- les espaces situés sous les sièges et les matelas.
Profitez-en pour vider, nettoyer puis désinfecter la cassette des toilettes. Elle devra être parfaitement sèche avant l’immobilisation.
Le réfrigérateur mérite également une attention particulière. Débranchez-le, videz-le et nettoyez-le, puis laissez sa porte entrouverte pendant l’hivernage. Une porte fermée pendant plusieurs mois finit presque toujours par produire une odeur dont il devient difficile de se débarrasser. Notre guide consacré à l’entretien du réfrigérateur d’un camping-car détaille les bons gestes.
2. Vidanger entièrement le circuit d’eau
C’est probablement l’étape la plus importante de toute la checklist d’hivernage du camping-car. En gelant, l’eau augmente de volume. Une petite quantité oubliée dans une canalisation, un raccord, une pompe ou un chauffe-eau peut donc provoquer une fissure.
Commencez par couper la pompe, puis vidangez :
- le réservoir d’eau propre ;
- le réservoir d’eaux grises ;
- le chauffe-eau ou boiler ;
- les canalisations ;
- la douche ;
- les robinets ;
- le circuit des toilettes, lorsqu’il possède son propre réservoir ;
- les filtres et équipements complémentaires, selon l’installation.
Ouvrez les robinets en position intermédiaire entre l’eau chaude et l’eau froide afin de libérer les deux circuits. Laissez également ouvertes les vannes de vidange lorsque le constructeur le recommande.
Le fabricant Hymer rappelle dans ses conseils d’hivernage qu’il faut vider les réservoirs, ouvrir la vanne du chauffe-eau et positionner les mitigeurs au centre pour permettre l’évacuation de l’eau chaude comme de l’eau froide.
Attention également aux systèmes automatiques de type FrostControl. Leur déclenchement protège une partie de l’installation, mais il ne garantit pas nécessairement l’évacuation de toute l’eau restée dans les robinets, la pompe ou les tuyaux.
Vider uniquement le réservoir d’eau propre ne suffit pas. Les dégâts surviennent souvent à cause des quelques centilitres restés dans un raccord ou dans le chauffe-eau.
N’introduisez jamais d’antigel automobile dans le circuit d’eau potable. Si le constructeur autorise un produit spécifique, celui-ci doit être compatible avec les installations d’eau destinée à la consommation.
3. Couper et sécuriser l’installation de gaz
Fermez les bouteilles de gaz et coupez tous les appareils. Selon l’installation et les règles du lieu de stockage, il pourra être nécessaire de débrancher les lyres et de remettre les bouchons de protection.
Certains hangars et espaces de gardiennage refusent la présence de bouteilles de gaz à l’intérieur des véhicules. Posez la question avant d’y déposer votre camping-car.
Si vous retirez les bouteilles, conservez-les debout, robinet fermé, dans un emplacement autorisé et correctement ventilé. Évitez absolument les caves, les locaux enterrés et les espaces confinés.
L’hivernage constitue aussi un bon moment pour examiner les flexibles, les lyres et le détendeur. Une craquelure, une date limite dépassée ou un raccord endommagé justifie un remplacement avant la prochaine utilisation.
4. Entretenir les batteries pendant l’hivernage

Un camping-car possède généralement une batterie de démarrage et une ou plusieurs batteries cellule. Même lorsque tous les équipements semblent éteints, certains consommateurs continuent de fonctionner : alarme, centrale électrique, autoradio, détecteur ou dispositif de géolocalisation.
À la longue, ces consommations peuvent provoquer une décharge profonde.
Avant l’hivernage :
- rechargez complètement les batteries ;
- éteignez tous les appareils ;
- coupez les consommateurs inutiles ;
- débranchez les batteries ou utilisez le coupe-batterie si le constructeur le prévoit ;
- contrôlez régulièrement leur niveau de charge.
La procédure dépend toutefois de la technologie employée. Une batterie plomb, AGM, gel ou lithium ne se stocke pas exactement de la même manière. De même, laisser le camping-car branché en permanence n’est pertinent que si le chargeur embarqué possède un véritable mode de maintien compatible avec les batteries installées.
Pour aller plus loin, consultez notre dossier sur l’entretien de la batterie cellule d’un camping-car ainsi que notre guide pour choisir une batterie cellule adaptée.
Ne débranchez pas une batterie au hasard. Certains véhicules exigent une procédure particulière afin de préserver les réglages électroniques ou d’éviter un défaut. Reportez-vous au manuel du porteur et à celui de la cellule.
5. Vérifier le moteur et les fluides
L’hivernage ne concerne pas uniquement la partie habitable. Le porteur doit lui aussi rester en bon état pendant l’immobilisation.
Vérifiez notamment :
- le niveau d’huile ;
- le liquide de refroidissement et sa protection contre le gel ;
- le liquide de frein ;
- le lave-glace, qui doit être adapté aux températures hivernales ;
- l’absence de fuite sous le moteur ;
- les échéances d’entretien à venir.
La question du réservoir de carburant revient souvent. Certains propriétaires préfèrent faire le plein pour limiter la condensation, tandis que les recommandations peuvent différer selon le porteur, le carburant et la durée de stockage. Ici encore, le manuel du constructeur doit trancher.
Même prudence avec l’AdBlue : ne multipliez pas les additifs et évitez les recettes improvisées. Si le véhicule doit rester immobilisé pendant une très longue période, interrogez le réseau du porteur.
Enfin, démarrer le moteur dix minutes au ralenti une fois par mois n’est pas forcément une bonne idée. Le moteur et l’échappement n’atteignent pas toujours leur température normale, tandis que la batterie fournit un effort important au démarrage. Si vous décidez de faire rouler le camping-car, effectuez plutôt un véritable trajet, suffisamment long, dans le respect des indications du constructeur.
6. Protéger les pneus pendant l’immobilisation
Plusieurs tonnes vont reposer pendant des mois sur les mêmes zones de contact. Avant de stationner le véhicule, contrôlez la pression à froid et ajustez-la aux valeurs préconisées pour sa charge.
N’ajoutez pas automatiquement 0,5 bar « pour l’hiver ». Cette pratique souvent répétée n’est pas adaptée à tous les pneus ni à tous les véhicules. Les valeurs indiquées par le manufacturier et le constructeur restent la référence.
Stationnez sur un sol plat, stable et suffisamment dur. Évitez la terre humide ou l’herbe, qui entretiennent l’humidité sous le véhicule.
Lorsque c’est possible et sans prendre de risque, déplacez légèrement le camping-car au cours de l’hiver afin de modifier les points d’appui. Des cales ou supports spécialement conçus peuvent également répartir la charge.
Concernant le frein de stationnement, certains constructeurs déconseillent de le laisser serré pendant plusieurs mois, car les éléments peuvent se gripper. Mais il ne faut jamais libérer le frein sans immobiliser correctement le véhicule. Suivez la procédure du porteur et utilisez des cales adaptées sur un terrain parfaitement stable.
7. Nettoyer et inspecter l’extérieur
Une carrosserie propre se contrôle plus facilement. Lavez le camping-car, le toit, les passages de roue et le soubassement, puis laissez sécher l’ensemble avant le stockage.
Inspectez ensuite :
- les joints des baies ;
- les lanterneaux ;
- les aérations ;
- les portes et portillons ;
- les fixations du panneau solaire ;
- le store extérieur ;
- les gouttières et évacuations ;
- les feux et réflecteurs.
Retirez les feuilles et les saletés accumulées sur le toit. Une évacuation bouchée peut retenir l’eau pendant plusieurs semaines au même endroit.
Les joints en caoutchouc peuvent recevoir un produit d’entretien compatible afin d’éviter qu’ils ne sèchent ou ne collent. En revanche, n’appliquez pas un produit gras quelconque : certains solvants attaquent les élastomères et les mastics.
Une trace suspecte, un joint décollé ou une auréole intérieure doit être contrôlé avant l’hiver. L’humidité profite de la moindre faiblesse pour s’installer.
8. Éviter l’humidité et les moisissures

Un camping-car ne doit jamais être transformé en boîte hermétique. Les aérations permanentes assurent la sécurité des occupants en utilisation, mais elles participent aussi au renouvellement de l’air pendant le stockage. Il ne faut donc jamais les condamner.
Pour favoriser la circulation de l’air :
- ouvrez les portes des placards ;
- retirez les textiles humides ;
- relevez les matelas ;
- écartez les coussins des parois ;
- laissez le réfrigérateur entrouvert ;
- videz les coffres contenant du matériel mouillé ;
- installez un petit hygromètre.
Un absorbeur d’humidité peut être utile dans certaines situations. Il ne remplace cependant ni une bonne ventilation ni la recherche d’une infiltration. Placez-le dans un bac stable et contrôlez-le régulièrement : renverser plusieurs centaines de millilitres d’eau chargée en sels dans la cellule serait franchement contre-productif.
À mon sens, l’hygromètre reste l’un des accessoires les plus simples et les plus instructifs. Il permet de suivre l’évolution de l’humidité au lieu de travailler au hasard.
9. Tenir les rongeurs à distance
Un véhicule sec, calme et abrité représente un refuge tentant pour les rongeurs. Ils peuvent s’installer dans un coffre, un conduit ou le compartiment moteur, puis attaquer les textiles et les câbles.
La meilleure prévention commence par un nettoyage méticuleux. Ne laissez aucune nourriture, y compris dans un emballage fermé. Retirez également les graines, friandises pour animaux et produits odorants.
Lors de chaque visite, recherchez :
- des déjections ;
- des emballages grignotés ;
- des morceaux d’isolant déplacés ;
- des traces dans le compartiment moteur ;
- une odeur inhabituelle.
Soyez prudent avec les répulsifs, les ultrasons et les produits chimiques. Leur efficacité varie et certains peuvent présenter un risque pour les enfants, les animaux ou l’environnement.
10. Sécuriser et assurer le camping-car
Même à l’arrêt, un camping-car conserve une valeur importante. Retirez les objets de valeur, fermez tous les ouvrants et ajoutez, si nécessaire, un dispositif mécanique adapté. Notre guide des antivols pour camping-car présente les principales solutions disponibles.
Photographiez également l’extérieur et l’intérieur au moment du dépôt, particulièrement si vous confiez le véhicule à un professionnel.
Contrairement à une idée reçue, l’hivernage ne permet pas forcément de supprimer l’assurance. En France, Service-Public rappelle qu’un véhicule en état de circuler doit rester assuré, même s’il n’est pas utilisé. La couverture minimale correspond à la responsabilité civile.
Contactez néanmoins votre assureur pour vérifier :
- l’adresse du lieu d’hivernage ;
- les garanties contre le vol et l’incendie ;
- les conditions de gardiennage ;
- la couverture des accessoires ;
- les éventuelles obligations de sécurité.
Faut-il mettre une housse sur un camping-car en hiver ?
Une housse peut protéger la carrosserie contre les UV, les salissures, les déjections d’oiseaux, la résine et une partie des intempéries. Elle n’est cependant pas indispensable dans toutes les situations.
Si le véhicule hiverne dehors, choisissez uniquement une housse respirante, adaptée à la forme et aux dimensions du camping-car. Elle doit être correctement tendue et solidement fixée sans frotter sur les angles, les baies ou les accessoires de toit.
Évitez les bâches plastiques universelles. Elles retiennent facilement la condensation et bougent avec le vent. Après quelques semaines, les frottements répétés peuvent ternir la carrosserie ou marquer les vitrages.
Avant de couvrir le véhicule :
- nettoyez-le et laissez-le sécher ;
- protégez les angles saillants ;
- repliez les rétroviseurs si la housse le prévoit ;
- vérifiez que les aérations réglementaires restent libres ;
- assurez-vous que les sangles ne frappent pas la carrosserie.
Après une tempête ou un fort épisode pluvieux, contrôlez la fixation et l’état de la housse.
Que faut-il contrôler pendant l’hiver ?
Même parfaitement préparé, un camping-car ne devrait pas rester abandonné pendant quatre ou cinq mois. Une visite régulière permet de repérer un problème avant qu’il ne prenne de l’ampleur.
Environ une fois par mois, vérifiez :
- la charge des batteries ;
- la pression et l’aspect des pneus ;
- le niveau d’humidité ;
- l’absence d’odeur ou de moisissure ;
- l’état des joints et du toit ;
- l’absence de fuite sous le véhicule ;
- les traces de rongeurs ;
- le bon maintien de la housse ;
- le fonctionnement des antivols ;
- l’état général du lieu de stockage.
Après une forte pluie, une tempête ou une période de gel intense, n’attendez pas la prochaine visite programmée. Un contrôle supplémentaire prend quelques minutes et peut éviter de gros dégâts.
La meilleure checklist d’hivernage reste celle que l’on reprend pendant l’hiver. Fermer correctement le camping-car ne dispense pas d’aller voir ce qui s’y passe.
Comment remettre un camping-car en service au printemps ?

La sortie d’hivernage doit se faire progressivement. Avant de prendre la route pour plusieurs centaines de kilomètres, accordez-vous une vraie séance de contrôle.
Commencez par retirer la housse et les protections, puis examinez la carrosserie, le toit et le dessous du véhicule. Recherchez les traces d’humidité, les fuites et les éventuels dégâts causés par les animaux.
Ensuite :
- rebranchez les batteries selon la procédure du constructeur ;
- contrôlez leur tension et leur état ;
- refermez les vannes de vidange ;
- rincez et désinfectez le circuit d’eau ;
- remplissez progressivement le réservoir ;
- vérifiez chaque raccord et chaque robinet ;
- remettez le gaz en service et contrôlez l’absence d’anomalie ;
- vérifiez la pression et l’état des pneus ;
- contrôlez les niveaux du porteur ;
- testez le réfrigérateur, le chauffage, l’eau chaude, la pompe et les éclairages.
Si vous avez un doute sur le chauffage avant le premier départ, notre article consacré aux différents chauffages de camping-car permet de mieux comprendre leur fonctionnement.
Terminez par un petit trajet d’essai. Testez les freins, écoutez les bruits inhabituels et assurez-vous qu’aucun voyant ne reste allumé. Ce premier roulage doit servir de répétition générale, pas de départ précipité en vacances.
Les erreurs d’hivernage les plus fréquentes
Certaines erreurs reviennent régulièrement :
- vider le réservoir d’eau sans purger le chauffe-eau et les canalisations ;
- laisser le réfrigérateur fermé ;
- oublier une bouteille ou un aliment dans un placard ;
- boucher les aérations permanentes ;
- poser une bâche plastique non respirante ;
- laisser les batteries se décharger pendant plusieurs mois ;
- utiliser un chargeur non adapté ;
- stocker le véhicule sur un sol humide ;
- laisser le frein de stationnement serré sans vérifier les préconisations ;
- oublier l’assurance ;
- ne jamais visiter le véhicule pendant l’hiver.
La plus grosse erreur reste toutefois de suivre aveuglément une procédure trouvée sur Internet sans consulter les manuels du camping-car. Deux véhicules qui se ressemblent peuvent posséder des chauffe-eau, des batteries ou des circuits électriques très différents.
Checklist rapide avant de fermer le camping-car
Checklist complète avant de fermer le camping-car
Passez chaque point en revue avant l’immobilisation. Une case oubliée peut suffire à provoquer une batterie déchargée, une mauvaise odeur ou des dégâts liés au gel.
1 Intérieur du véhicule
2 Eau et gaz
3 Batterie et mécanique
4 Extérieur et sécurité
Questions fréquentes sur l’hivernage du camping-car
C’est souvent conseillé pour éviter les consommations résiduelles, mais la bonne procédure dépend de la batterie, du chargeur et du véhicule. Rechargez-la avant le stockage et suivez les instructions du constructeur. Une batterie lithium ne s’entretient pas exactement comme une batterie plomb, AGM ou gel.
Après la vidange, les robinets sont généralement laissés ouverts, avec les mitigeurs en position intermédiaire entre le chaud et le froid. Vérifiez néanmoins la procédure indiquée dans le manuel du véhicule.
Le prix dépend de la région, du gabarit et du niveau de protection. Une place extérieure peut coûter quelques dizaines d’euros par mois, tandis qu’un box fermé ou un bâtiment sécurisé peut dépasser 100 euros mensuels.
Un véhicule en état de circuler doit rester assuré, même s’il ne roule pas. Avant de modifier une garantie, demandez toujours une confirmation écrite à votre assureur.
Un peu de préparation pour beaucoup de tranquillité
Bien hiverner son camping-car, ce n’est ni compliqué ni réservé aux grands bricoleurs. Il faut surtout procéder dans le bon ordre et ne pas se contenter de vider le réservoir d’eau.
Une demi-journée consacrée au nettoyage, à la vidange, aux batteries et aux différents contrôles permet d’aborder l’hiver beaucoup plus sereinement. Ensuite, quelques visites régulières suffisent à surveiller le véhicule.
Au printemps, le camping-car sera plus simple à remettre en route, plus sain et, surtout, prêt à repartir sans mauvaise surprise. Ce qui reste tout de même l’objectif : passer moins de temps à réparer et davantage à voyager.
